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#1 21-08-2008 20:28:57
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Formation à Linux (7)
Les mailing-lists et les forums de discussion
Si, après avoir cherché dans les manuels, les HOWTOs et dans Google, vous ne trouvez toujours pas de réponse à votre
problème, vous pouvez faire appel à l’aide à la communauté Linux.
Vous pouvez poser vos questions sur les news, par exemple dans le forum fr.comp.os.linux.configuration, ou mieux, dans le
forum privé de votre école, de votre université ou de votre entreprise consacré à Linux (par exemple, le forum
ecp.comp.unix pour les centraliens).
Vous pouvez aussi poster dans les mailing-lists des projets OpenSource. Pour connaître leur adresse, rendez-vous sur leur
site Web. Attention, avant de poster, regardez s’il existe une FAQ ou si la question a déjà été postée.Annexe A. Apprendre et se tenir au courant
Se tenir au courant
Voilà une liste de sites Webs traitant de l’actualité Linux et des logiciels libres :
• LinuxFr (http://www.linuxfr.org) est LE site de l’actualité Linux et des logiciels libres en français,
• Slashdot (http://slashdot.org) ou ./ est son équivalent anglais, à beaucoup plus forte audience...
• Debian Planet (http://www.debianplanet.org) traite de l’actualité Debian en anglais,
• Weekly Debian News (http://www.debian.org/news) est un résumé en anglais de l’actualité Debian de la semaine
écoulée (vous pouvez aussi le recevoir par mail chaque semaine),
• Linux Today (http://www.linuxtoday.com) un site anglais d’actualité généraliste sur Linux,
• FreshMeat (http://freshmeat.net) est un site anglais qui rassemble toutes les informations sur les logiciels Unix et
multiplateformes. Très utile pour se tenir au courant des sorties de nouvelles versions ou recherche les programmes
OpenSource existant dans un certain domaine.
• Apt-get.org (http://www.apt-get.org) est un site qui recense les sources APT non-officielles : très pratique pour installer
un logiciel qui n’est pas en standard dans la Debian.
Apprendre
Magazines
• Le Linux Magazine France (http://www.linuxmag-france.org) est un mensuel très technique sur Linux, les logiciels
libres et la programmation avec des outils libres. Il est disponible en kiosque au prix de 5,95 euros et par abonnement
avec CD au prix de 53 euros.
• Le magazine Login (http://www.pcteam.posse-press.com) est un mensuel sur les systèmes et la programmation
OpenSource. Il est également d’un assez haut niveau technique. Il est disponible à kiosque au prix de 6,40 euros et par
abonnement avec CD au prix de 49,90 euros.
Livres
Les livres de la collection O’Reilly (http://www.oreilly.fr) sont très connus et réputés sérieux dans la communauté du
logiciel libre.
Internet
• Le site Debian-fr.org (http://www.debian-fr.org) rassemble des documentations en français sur des sujets divers et variés
: très utile !
• La section documentation du site officiel Debian (http://www.fr.debian.org/doc/) français rassemble tous les manuels
officiels.
• Les forums du site Andesi (http://www.andesi.org/) pourront être d’un grand secours aux débutants.
• Le guide de référence pour Debian (http://qref.sourceforge.net/Debian/refe … ce.fr.html), comme son nom
l’indique, un guide en français très complet sur Debian,
251Annexe A. Apprendre et se tenir au courant
• Le Linux Documentation Project français (http://fr.tldp.org) rassemble tous les HOWTOs français disponibles.
Les LUGs
LUG signifie Linux User Group. Ce sont des associations locales qui regoupent les fans de Linux et de l’informatique libre
: rien de tel pour rencontrer des passionnés de Linux prêt à vous aider ! Linux.org
(http://www.linux.org/groups/index.html) recense les LUGs classés par pays ; une recherche dans Google
(http://www.google.fr) avec comme mots clés LUG et le nom de votre ville, d’une grosse ville près de chez vous ou de
votre départemment devrait vous aider à trouver le LUG le plus près de chez vous. De nombreux LUGs organisent des
rencontres régulières, qui sont référencés sur le site FirstJeudi.org (http://www.firstjeudi.org/).
252Annexe B. En cas de blocage...
Méthode
Tout d’abord, il faut perdre le réflexe de rebooter la machine à chaque fois qu’un problème ou un blocage intervient. Si
cette méthode à fait ses preuves avec Windows, ce n’est pas une bonne méthode pour Linux. La méthode à adopter dépend
de ce qui est bloqué, comme expliqué ci-dessous.
Blocage d’un service
Quand un service tel qu’un serveur Web, un serveur mail, etc... est bloqué ou ne marche plus comme il devrait, la première
chose à faire est de consulter les logs du service concerné. Le service a parfois ses propres fichiers de logs (par exemple, le
répertoire /var/log/apache/ regroupe tous les fichiers de logs d’Apache) ou il écrit dans le fichier de log générique
/var/log/daemon.log. Les messages écrits dans les fichiers de logs ne sont pas toujours facile à comprendre, mais c’est
LE moyen de diagnostiquer un problème avec un service.
Pour suivre en direct les messages qui s’écrivent dans un fichier de log (par exemple le fichier /var/log/daemon.log) :
% tail -f /var/log/daemon.log
Une des solutions peut être de redémarrer le service. Par exemple, pour redémarrer Apache :
# /etc/init.d/apache restart
Reloading apache modules.
Blocage à cause d’un processus
Si le processus peut être identifié
Il peut arriver qu’un programme lançé par un utilisateur plante et se mette à utiliser toutes les ressources processeur
disponibles. Dans ce cas, il faut identifier le PID du programme en cause avec le programme top et tuer le processus en
question avec la commande kill, dont l’utilisation était expliquée au chapitre Débuter en console.
Dans certains cas, une solution plus radicale est nécessaire : tuer d’un seul coup tous les processus appartenant à un
utilisateur. Pour cela, il faut utiliser le programme slay qui n’est pas installé par défaut :
# apt-get install slay
Pour tuer tous les processus de l’utilisateur toto :
# slay toto
Quand on ne peut plus accéder à une console locale
Dans certains cas, comme par exemple quand le serveur graphique se bloque, on ne peut plus accéder à une console. Si
l’ordinateur est en réseau, il faut avoir le réflexe de s’y connecter à distance par ssh pour tuer les processus bloquants.
253Annexe B. En cas de blocage...
Les touches magiques
En cas de blocage grave du système, et si toutes les solutions précédentes n’ont pas fonctionné, il existe une ultime
méthode : les touches magiques. Pour que cette méthode marche, il faut avoir activé lors de la configuration du noyau les
options Kernel debugging et Magic SysRq key du menu Kernel hacking comme nous vous l’avions suggéré au chapitre
Configuration du noyau Linux.
Dans un premier temps, essayez d’utiliser les combinaisons de touches susceptibles de tuer le processus bloquant :
• Alt-Imprime Ecran-k tue tous les processus de la console courante,
• Alt-Imprime Ecran-e envoie le signal TERM à tous les processus du système, sauf le processus père init,
• Alt-Imprime Ecran-i envoie le signal KILL (plus autoritaire que le précédent) à tous les processus du système, sauf init.
Si ces combinaisons de touches ne permettent pas de récupérer une console sur le système, il faut alors se résoudre à
rebooter le système en utilisant successivement les combinaisons de touches suivantes à quelques secondes d’écart :
1. Alt-Imprime Ecran-s (synchronise les disques durs)
2. Alt-Imprime Ecran-u (démonte les systèmes de fichiers)
3. Alt-Imprime Ecran-b (reboote le système)
Blocage au boot ou problème avec LILO
Vous avez mal configuré votre LILO et vous n’arrivez même plus à démarrer ? Vous avez réinstallé Windows et il a écrasé
LILO ? Vous avez mal configuré GDM et il bloque l’ordinateur dès le lancement ? Rassurez-vous, vous n’aurez pas à tout
réinstaller ; suivez la procédure suivante pour vous en sortir :
1. Suivez toutes les instructions du chapitre Débuter l’installation comme si vous recommenceriez la procédure
d’installation.
2. Une fois que vous avez choisi votre clavier, passez sur la deuxième console avec la combinaison de touches habituelle
et appuyez sur Entrée pour activer la console.
3. Montez votre partition Linux racine :
# mkdir /mnt/root
# mount /dev/hdXY /mnt/root
où /dev/hdXY désigne votre parition Linux racine.
4. Demandez au système que le répertoire racine devienne /mnt/root/ :
# chroot /mnt/root
Vous vous retrouvez alors dans votre système de fichiers habituel.
5. Pour plus de confort, lancez votre shell habituel :
# zsh
6. Vous pouvez alors faire toutes les manipulations nécessaires à la réparation, par exemple éditer /etc/lilo.conf
avec vim et relancer lilo.
7. Une fois que la réparation est terminée, délogguez-vous deux fois pour retrouver votre prompt initial et rebootez le
système avec la commande reboot.
254Annexe C. Utiliser Dselect
Dselect ou apt-get ?
Comme nous l’avons expliqué au chapitre Le système de gestion des packages Debian, dselect est une alternative à apt-get
pour la gestion intelligente des packages. Dselect apporte un certain nombre de fonctions supplémentaires par rapport à
apt-get :
• il affiche la liste des packages disponibles avec leur état et leur marquage ;
• il permet de marquer un package ;
• il prend en compte les packages recommandés ou suggérés et pas seulement les packages dépendants, contrairement à
apt-get.
Malheureusement, dselect a certains défauts :
• il est compliqué et pas très intuitif à utiliser,
• la résolution des dépendances est (parfois) problématique (problèmes de dépendances en boucle à cause des packages
recommandés).
Chaque utilisateur de Debian a le choix d’utiliser apt-get ou dselect pour gérer les packages. A vous de trouver celui que
vous préférez...
Utiliser dselect
Dselect se lance simplement avec la commande du même nom :
# dselect
L’interface apparaît :
Figure C-1. Interface de dselect
7 étapes numérotées de 0 à 6 vous sont proposées. Nous allons vous les détailler ci-dessous.
255Annexe C. Utiliser Dselect
Etape 0 : Accéder
Elle permet de configurer la liste des sources de packages. Nous vous conseillons cependant d’éditer à la main le fichier
/etc/apt/sources.list ou d’utiliser apt-cdrom add, comme expliqué au chapitre Le système de gestion des packages
Debian : le résultat est le même !
Etape 1 : Mise à jour
Met à jour la liste des packages disponibles. C’est l’équivalent de la commande apt-get update pour apt-get.
Etape 2 : Sélectionner
C’est l’étape la plus importante : c’est là où vous choisirez les packages à installer ou désinstaller. C’est également à cette
étape que sont gérés le marquage, les dépendances, les conflits...
Quand vous entrez dans l’étape n◦2, une page d’explication apparaît : appuyez sur Espace pour voir apparaître l’écran
suivant :
Figure C-2. Etape n◦2 de dselect
Cet écran est divisé en deux parties :
• en haut, la liste de tous les packages (installés ou non) ;
• en bas, un espace pour une description.
Dans la liste des packages (moitié haute de l’écran), chaque ligne correspond à un package. Sur chaque ligne, il y a
marqué, de gauche à droite :
1. une série de symboles (expliqué ci-dessous) ;
2. une importance : Std pour "standard", Imp pour "important", Req pour "requis", Opt pour "optionnel" et Xtr pour
"extra" ;
3. une section (par exemple : base, libs, graphics, editor, net, devel, etc...)
4. le nom du package ;
256Annexe C. Utiliser Dselect
5. la version installée (<none> si non installé) ;
6. la version disponible (<none> si le package est installé mais n’est pas ou plus présent dans les sources) ;
7. un descriptif de quelques mots
A gauche de chaque ligne, on trouve une série de 4 symboles. Chaque symbole à sa signification. Du symbole de gauche au
symbole de droite :
1. Symbole d’erreur :
• Espace : aucune erreur
• R : erreur, nécessite une réinstallation
2. Symbole représentant l’état d’installation :
• Espace : non-installé
• * : installé
• - : non-installé, mais fichiers de configuration présents
• U : endommagé (non encore configuré)
• C : endommagé (partiellement configuré)
• I : endommagé (partiellement installé)
3. Symbole représentant l’ancien marquage :
• * : marqué pour une installation ou mise à jour
• - : marqué pour un retrait sans supression des fichiers de configuration
• _ : marqué pour un retrait avec supression des fichiers de configuration
• = : figé, le packet est installé mais ne sera pas mis-à-jour
• n : nouveau packet
4. Symbole représentant le marquage actuel : idem que le symbole précédent.
Par exemple, si on place des barres de séparation entre les symboles (qui ne sont pas présentes à l’écran), les combinaisons
les plus courantes sont :
• | |*|*|*| : package installé et marquage inchangé ;
• | | |_|_| : package non installé et marquage inchangé ;
• | | |_|*| : package non installé mais désormais marqué pour être installé ;
• | |*|*|-| : package installé mais désormais marqué pour être désinstallé sans supression de ses éventuels fichiers de
configuration.
Pour obtenir de l’aide sur cette étape (symboles, touches, procédure), vous pouvez à tout moment appuyer sur ?.
Pour rechercher un package, appuyez sur / et tapez le nom ou une partie du nom d’un package. Pour chercher l’instance
suivante, appuyez sur \. Pour revenir tout en haut de la liste, appuyez sur t.
Quand vous êtes sur un package, appuyez sur d (bas) et u (haut) pour faire défiler le descriptif qui se trouve dans la
deuxième moitié de l’écran. Vous pouvez également appuyer sur i pour avoir une description plus détaillée du package.
Si le package vous plais et que vous voulez l’installer, appuyez sur +.
257Annexe C. Utiliser Dselect
• Si le package ne dépend d’aucun autre package non-installé et n’entre en conflit avec aucun package installé, il devient
marqué pour être installé : | | |_|*|. Cela veut dire que le package va être installé à l’étape suivante.
• Si le package dépend d’autres packages non encore installés ou non encore marqués pour être installé, ou s’il entre en
conflit avec un package installé ou marqué pour être installé, alors un écran Introduction à la résolution de
conflits/dépendances apparaît. Appuyez sur Espace. L’écran suivant vous présente une liste de packages :
• en premier, le package que vous voulez installer ; il est marqué pour être installé : | | |_|*|.
• les packages dont le package que vous voulez installer dépend et qui ne sont pas encore installés ou marqués pour être
installés ; ils sont alors par défaut marqués pour être installés : | | |_|*|.
• les packages que le package que vous voulez installer recommande et qui ne sont pas encore installés ou marqués pour
être installés ; ils sont alors par défaut marqués pour être installés : | | |_|*|. Si vous trouvez que la recommendation
est mauvaise, vous pouvez vous positionner dessus et appuier sur - pour enlever le marquage à l’installation.
• les packages que le package que vous voulez installer suggère et qui ne sont pas encore installés ou marqués pour être
installés ; par défaut, leur marquage ne change pas et reste : | | |_|_|. Si vous trouvez que la suggestion est bonne,
vous pouvez vous positionner dessus et appuyer sur + pour les marquer à être installés.
• les packages qui sont installés ou marqués pour être installés et qui entrent en conflit avec le package que vous voulez
installer : ils sont alors marqués pour être désinstallés : | |*|*|_|.
Quand vous vous positionnez sur un package, une description des interactions avec les autres packages (dépendance,
conflit, recommandation, suggestion) s’affiche dans la deuxième moitié de l’écran. Si vous appuyez sur i, cette
description des interactions est remplaçée par une description du package.
Pour accepter les changements de marquage faits par dselect et par vous, appuyez sur Entrée. Par contre, si vous voulez
annuler les changements de marquage faits par dselect et par vous, appuyez sur X. Dans les deux cas, vous revenez alors
à la liste des packages, sauf si les changements de marquage ont fait intervenir d’autres conflits et/ou dépendances.
Pour sélectionner un package à désintaller, placez-vous sur celui-ci et appuyez sur :
• - (moins) pour retirer un package sans supprimer ses fichiers de configuration ;
• _ (underscore) pour retirer le package en supprimant ses fichiers de configuration.
Vous risquez de retrouver une nouvelle fois l’écran de résolution des problèmes de conflits et de dépendances.
Une fois que les packages sont marqués pour être installés ou desinstallés :
• si vous voulez confirmer les changements, appuyez sur Entrée : une nouvelle vérification des dépendances est effectuée
avant de revenir au menu principal ;
• si vous voulez annuler ce que vous avez fait dans cette étape n◦2, appuyez sur X.
Etape 3 : Installer
Cette étape sert à installer et désinstaller les packages qui ont respectivement été marqués pour être installés et marqués
pour être désinstallés lors de l’étape précédente. C’est pendant cette étape que vous seront posées les questions pour la
configuration des packages à installer. A la fin de l’étape, il vous pose la question : Do you want to erase anu previously
downloaded .deb files ? Répondez Oui est équivalent à exécuter la commande apt-get clean.
Etapes 4 : Configurer
La plupart des paquets sont configurés lors de l’étape 3, mais tout paquet en suspens peut être configuré à cette étape.
258Annexe C. Utiliser Dselect
Etapes 5 : Retirer
Retire les paquets qui sont installés mais qui ne sont plus nécessaires.
Etape 6 : Quitter
Elle sert simplement à quitter dselect !
Pour plus d’informations sur dselect, je vous invite à lire le Guide de dselect pour les débutants
(http://www.debian.org/releases/stable/i … er.fr.html).
259Annexe D. Compléments sur la gestion des packages
Debian
Tout savoir sur l’utilisation d’APT
Pour tout savoir sur l’utilisation d’APT, je vous invite à lire le APT HOWTO
(http://www.debian.org/doc/manuals/apt-h … ex.fr.html) en français.
dpkg-deb
Dpkg a un grand frère, dpkg-deb qui sert à construire et manipuler des packages Debian, mais pas à les installer ou
désinstaller.
Les commandes qui peuvent vous être utiles sont les suivantes :
• dpkg-deb -I package_0.1_i386.deb : affiche les en-têtes du package.
• dpkg-deb -c package_0.1_i386.deb : affiche les noms des fichiers contenus dans le package.
• dpkg-deb -X package_0.1_i386.deb répertoire : extrait les fichiers contenus dans le package dans le répertoire spécifié.
Je cherche un package qui fasse...
Pour trouver un package qui réponde à un certain besoin, utilisez la commande apt-cache search.
Par exemple, si vous recherchez un compilateur Fortran, vous allez taper :
% apt-cache search fortran compiler
Il recherche alors les termes "fortran" et "compiler" dans la description de tous les packages. Dans les réponses, vous
obtenez notamment :
g77 - The GNU Fortran 77 compiler.
Ce package g77 à l’air de bien correspondre. Ensuite, vous pouvez regarder les détails du package :
% apt-cache show g77
Apt-file
Apt-file est un programme qui vient compléter les commandes dpkg -S et dpkg -L qui se limitent dans leurs résultats aux
packages installés.
Pour utiliser apt-file, il faut d’abord installer le package du même nom, puis mettre à jour sa base de donnée propre
contenant les fichiers de tous les packages :
# apt-get install apt-file
# apt-file update
Puis on peut avoir la liste des fichiers contenus dans un package même si celui-ci n’est pas installé (contrairement à la
commande dpkg -L) :
260Annexe D. Compléments sur la gestion des packages Debian
% apt-file list nom_du_package
On peut également savoir à quel package appartient un certain fichier, même si le package (et donc le fichier) n’est pas
installé (contrairement à la commande dpkg -S) :
% apt-file search nom_du_fichier
Installer un RPM
RPM signifie Red Hat Packet Manager : c’est un format de paquet concurrent de celui de Debian, et il est utilisé par de
nombreuses distributions (RedHat, Mandrake, SuSE, etc...).
Pour certaines applications, on ne trouve que des packages au format RPM. Dans ce cas, il faut utiliser alien pour convertir
un package du format RPM au format Debian.
Commencez par installer alien :
# apt-get install alien
Puis convertissez le package :
# alien -d nom_du_package.rpm
Enfin, installez le package Debian généré :
# dpkg -i nom_du_package.deb
261Annexe E. La méthode Debian pour compiler un noyau
Comme expliqué au début du chapitre Compiler le noyau, il existe deux méthodes pour compiler un noyau Linux. La
méthode exposée ci-dessous est la méthode spécifique à la distribution Debian. Cette méthode s’avère plus pratique que la
méthode générique quand on veut compiler un noyau pour une machine peu puissante qui n’a pas besoin de modules du
noyau dont les sources ne sont pas intégrées dans le noyau officiel (donc, par exemple, une machine qui n’a pas besoin
d’ALSA). En effet, la méthode Debian pour compiler un noyau consiste à créer un package Debian contenant le noyau et
ses modules, puis à installer ce package avec dpkg ; on peut alors facilement compiler le noyau sur une machine puissante
tourant sous Debian, transférer le package Debian généré sur la machine peu puissante et l’installer sur cette dernière.
L’exemple ci-dessous illustre la compilation d’un noyau sans modules externes (i.e. sans modules du noyau non intégrés
dans les sources du noyau officiel) sur une machine puissante, appelée machine de compilation, et l’installation du noyau
sur une machine peu puissante, appelée machine cible.
Créer le package contenant le noyau sur la machine de compilation
Installer les outils nécessaires
Deux packages supplémentaires sont requis sur la machine de compilation (i.e. celle sur laquelle vous allez compiler le
noyau et produire le package) :
# apt-get install kernel-package fakeroot
Créer le package
Tout d’abord, vous devez télécharger, décompresser puis configurer le noyau sur la machine de compilation, comme
expliqué au chapitre Configuration du noyau Linux. Je suppose que vous avez fini la configuration du noyau et que vous
êtes dans le répertoire /usr/src/linux-version/.
Vous allez maintenant compiler le noyau et les modules et construire le package Debian contenant le noyau et les modules :
% fakeroot make-kpkg clean
% fakeroot make-kpkg --revision nom_de_la_machine_cible.numéro_de_version kernel-image
où nom_de_la_machine_cible est le nom de la machine cible, et où numéro_de_version est le nombre de noyaux de cette
version que vous avez déjà compilé pour cette machine augmenté de 1. Par exemple, dans le cas d’une deuxième
compilation de noyau 2.4.X pour la machine raton, il faut mettre l’option --revision raton.2 (en fait, ceci n’a rien
d’obligatoire, mais c’est ce que je conseille de faire).
Il faut alors patienter pendant la compilation du noyau et des modules et la génération du package.
Installer le package sur la machine cible
Le package est créé sur la machine de compilation dans le répertoire parent du répertoire où se trouvent les sources du
noyau (i.e. le répertoire /usr/src/ si vous avez suivi mes consignes), et porte le nom
kernel-image-2.4.X_nom_de_la_machine_cible.numéro_de_version_i386.deb. Pour installer le noyau, il
faut donc d’abord transférer le package sur la machine peu puissante (par scp par exemple). Pour installer le noyau sur la
machine cible, il suffit alors d’installer le package que l’on vient de transférer. Dans le répertoire où vous avez transféré le
package, exécutez :
# dpkg -i kernel-image-2.4.X_nom_de_la_machine_cible.numéro_de_version_i386.deb
262Annexe E. La méthode Debian pour compiler un noyau
Il vous pose alors un certain nombre de questions : choisissez les choix par défaut !
Voilà en fait ce qu’il a fait pendant l’installation du package :
1. installé le fichier /boot/vmlinuz-2.4.X (c’est le noyau),
2. installé le fichier /boot/System.map-2.4.X (c’est la System map),
3. installé le fichier /boot/config-2.4.X (c’est le fichier de configuration du noyau),
4. installé les modules dans le répertoire /lib/modules/2.4.X/,
5. modifié le lien symbolique /vmlinuz pour qu’il pointe sur le noyau que vous venez d’installer,
6. modifié le lien symbolique /vmlinuz.old pour qu’il pointe sur le noyau actuel,
7. exécuté lilo.
Il ne vous reste plus qu’à rebooter la machine cible pour qu’elle utilise le nouveau noyau !
263Annexe F. Faire marcher une imprimante
Cordialement
L'équipe Parisdepannage.fr
Hors ligne
#2 21-08-2008 20:29:11
- Admin
- Administrateur
- Date d'inscription: 30-07-2008
- Messages: 683
Re: Formation à Linux (7)
Attention
Cette annexe est toute nouvelle, et n’a été que très peu testée. Mon expérience avec les
imprimantes sous Linux étant extrêmement réduite, je ne garanti pas le résultat... mais toutes les
remarques sont les bienvenues !
Préliminaires
Mon imprimante est-elle supportée sous Linux ?
Faire marcher une imprimante sous Linux fait partie des choses difficiles : c’est à mon avis plus difficile que de recompiler
un noyau ou de faire marcher un serveur graphique !
Tout d’abord, il faut partir aux renseignements pour savoir si votre imprimante est supportée sous Linux ou non. Pour cela,
rendez-vous sur le site LinuxPrinting.org (http://www.linuxprinting.org/) et cliquez sur Printer listings : sélectionnez la
marque et le modèle de votre imprimante, et vous affiche alors une page qui vous informe sur la qualité du support de votre
imprimante sous Linux. Si cette page vous dit que votre imprimante est Paperweight avec un pingouin barré comme logo,
alors ce n’est pas la peine d’aller plus loin ! Dans les autres cas, si vous avez un, deux ou trois pingouins, c’est que vous
devez pouvoir faire quelque chose de votre imprimante sous Linux... continuez à lire ce chapitre !
D’une manière générale, la qualité du support d’une imprimante sous Linux dépend surtout du bon vouloir du constructeur
: certains constructeurs comme HP et Epson collaborent avec la communauté du logiciel libre et leurs imprimantes sont
bien supportées, alors que d’autres comme Canon ou Lexmark ne veulent pas dévoiler les spécifications techniques de
leurs imprimantes, ce qui empêche l’écritures de pilotes pour Linux. Pour plus de détails sur le niveau de coopération du
constructeur de votre imprimante avec la communauté du logiciel libre, consultez la page Vendor Info.
L’idéal est de vérifier ce critère avant d’acheter une imprimante. LinuxPrinting.org propose une page Suggested printers
qui vous aide à choisir une bonne imprimante qui sera bien supportée sous Linux.
Un peu de théorie
Quelques connaissances théories sont nécessaires pour comprendre les différents formats et les différentes couches
logicielles impliquée dans la chaîne d’impression en fonction des capacités de votre imprimante. La lecture de ce
document (http://www.linuxprinting.org/kpfeiʂ … cript-and-
PPDs.html) (en anglais) vous permettra de beaucoup mieux comprendre la
suite.
Noter le driver recommandé
Maintenant que vous avez les bases théories requises, retournez dans Printer listing sur le site LinuxPrinting.org
(http://www.linuxprinting.org/), sélectionnez à nouveau votre imprimante et notez le driver recommandé pour faire
marcher votre imprimante sous Linux :
• si le driver recommandé est Postscript, cliquez sur view PPD, puis enregistrez le fichier PPD sous le nom conseillé dans
les commentaires au début du fichier ;
• si le driver recommandé est Gimp-print, faites de même ;
• si ... [TODO : compléter]
264Annexe F. Faire marcher une imprimante
Installer et configurer CUPS
Charger les modules noyau
Avant d’installer CUPS, il faut charger les modules du noyau qui vont permettre à votre ordinateur de communiquer avec
votre imprimante. Si vous avez bien suivi mes consignes au chapitre Configuration du noyau Linux, vous avez du compiler
les modules requis, il ne reste plus qu’à les charger à la main :
• si vous avez une imprimante USB :
# modprobe printer
• si vous avez une imprimante sur port parallèle :
# modprobe lp
Une fois que vous aurez configuré votre imprimante dans CUPS, ce dernier se chargera d’insérer les modules requis au
démarrage du système.
Installer CUPS
Méthode Woody
Installez les packages de CUPS :
# apt-get install cupsys cupsys-client cupsys-bsd foomatic-bin
Si le driver recommandé pour votre imprimante est Gimp-print, installez en plus le package cupsys-driver-gimpprint.
Méthode Sid
Installez les packages de CUPS :
# apt-get install cupsys cupsys-client cupsys-bsd foomatic-filters
Si le driver recommandé pour votre imprimante est Gimp-print, installez en plus le package cupsys-driver-gimpprint.
Installer le fichier PPD
Si vous avez téléchargé un fichier PPD sur LinuxPrinting.org, copiez-le maintenant dans le répertoire
/usr/share/cups/model/. Par exemple, pour une imprimante HP LaserJet 1300 :
# cp HP-LaserJet_1300-Postscript.ppd /usr/share/cups/model/
puis demandez à CUPS de tenir compte de ce changement :
# /etc/init.d/cupsys reload
Reloading CUPSys: cupsd.
265Annexe F. Faire marcher une imprimante
Configurer CUPS
La configuration de CUPS se fait via une interface Web, qui, par défaut, n’est accessible qu’en local. Ouvrez donc votre
navigateur web favori (si vous n’avez pas de serveur graphique, vous pouvez utiliser un navigateur web en console comme
w3m) et tapez l’URL http://localhost:631/admin/ (http://localhost:631/admin/).
Il va vous demander de vous authentifier : entez root comme login et votre mot de passe root (comme vous accédez à
l’interface web en local sur la machine, votre mot de passe root ne sera pas transmis en clair à l’extérieur).
Note : Si vous voulez qu’un utilisateur qui ne connaît pas le mot de passe root puisse administrer CUPS par l’interface
web, ajoutez-le au groupe lpadmin ; il pourra alors y accéder avec son login et son mot de passe.
Vous arrivez alors dans l’interface d’administration de CUPS :
Figure F-1. Interface d’administration de CUPS
Cliquez sur Ajouter une imprimante et suivez l’assistant :
1. donnez un nom (sans espace) à votre imprimante (et éventuellement un emplacement et une description) ;
2. sélectionnez le périphérique d’accès à l’imprimante : si c’est une imprimante sur port parallèle, sélectionnez Parallel
port #1, si c’est une imprimante sur port USB, sélectionnez USB printer #1 ;
3. sélectionnez la marque de votre imprimante ;
4. sélectionnez le modèle de votre imprimante : si le nom exact n’apparaît pas, rappelez-vous du nom du driver qui était
recommandé par LinuxPrinting.org.
Il vous informe alors que l’imprimante a été ajoutée avec succès. Cliquez sur le nom de l’imprimante pour aller
directement à la page de status de celle-ci :
266Annexe F. Faire marcher une imprimante
Figure F-2. Page de status de l’imprimante
Si le champ d’état de l’imprimante indique qu’elle est à l’arrêt, cliquez sur Démarrer l’imprimante. Ensuite, cliquez sur
Configurer l’imprimante pour régler un certain nombre de paramètres (taille du papier, résolution, ...). Enfin, cliquez sur
Imprimer page de test pour voir si vous êtes capable de faire cracher quelque chose à votre imprimante sous Linux !
Imprimer !
Les commandes de base
Tout d’abord, il faut connaître quelques commandes de base :
• lpq affiche l’état de l’imprimante et la queue d’impression ;
• lprm 12 supprime le job numéro 12 de la queue d’impression ;
• lp rapport.ps ajoute le fichier PostScript rapport.ps à la queue d’impression de l’imprimante (si plusieurs
imprimante sont configuées dans CUPS, il faut ajouter -d nom_de_l’imprimante dans la commande) ;
• lp -n 3 -P 2,12-42,72 -d renoir rapport.ps ajoute à la queue d’impression de l’imprimante renoir l’impression en trois
exemplaires des pages 2 et 72 ainsi que de toutes les pages entre 12 et 42 du fichier rapport.ps.
Imprimer depuis une application
La plupart des applications graphiques proposent un menu d’impression comme sous Windows... donc vous ne devriez pas
être trop dérouté !
267Annexe F. Faire marcher une imprimante
Figure F-3. Menu d’impression d’OpenOffice
268Annexe G. Optimiser ses périphériques IDE
Cette annexe traite de l’optimisation des périphériques IDE. Les périphériques SCSI n’ont pas ce problème d’optimisation
"à la main".
Par défaut, les périphériques IDE ne sont pas toujours optimisés au niveau performance sous Linux. Il faut donc connaître
les caractéristiques de ses périphériques IDE et de sa carte mère : si vous voyez que vos périphériques IDE ne sont pas bien
optimisés par défaut au démarrage, il faudra créer un script shell avec des commandes hdparm pour optimiser les
périphériques et configurer le système pour que ce script soit exécuté à chaque démarrage. Nous prendrons comme
exemple un ordinateur qui n’a qu’un seul périphérique IDE : un disque dur branché en Primary Master, donc accessible par
/dev/hda. Cet exemple s’applique également aux lecteurs de CD, DVD et graveurs IDE.
Installer et utiliser hdparm
Il faut d’abord installer le package :
# apt-get install hdparm
Les options les plus intéressantes de hdparm sont :
• -i et -I pour avoir des informations sur le périphérique,
• -c pour connaître et régler le support I/O 32 bits,
• -d pour connaître et régler le support du DMA,
• -X pour régler le mode du DMA,
• -t pour faire un test de performance de lecture du périphérique sans utilisation du cache.
Vous allez commencer par recueillir des informations sur votre périphérique :
# hdparm -I /dev/hda
Note : Si vous utilisez hdparm sur des périphériques IDE qui utilisent l’émulation SCSI, il faut quand même les
désigner par leur nom de device IDE classique (/dev/hda, /dev/hdb, /dev/hdc et /dev/hdd, comme expliqué au
chapitre Le système de fichiers).
Il faut regarder en particulier dans la section Capabilities ce qui concerne le DMA. Par exemple, pour notre disque-dur,
nous avons :
DMA: mdma0 mdma1 mdma2 udma0 udma1 udma2 udma3 *udma4 udma5
L’étoile sur udma4 signifie que mon disque dur supporte le DMA, et que, si le DMA est activé, il se mettra en mode
UDMA 4.
Maintenant, regardez si le DMA est activé :
% hdparm -d /dev/hda
/dev/hda:
using_dma = 1 (on)
Ici, le DMA est activé, donc le périphérique est configuré en UDMA 4. Ceux qui ont mis l’option Use PCI DMA by default
when available dans la Configuration du noyau Linux (menu ATA/IDE/MFM/RLL support) et l’option correspondant à leur
chipset ont normalement le DMA activé par défaut.
269Annexe G. Optimiser ses périphériques IDE
Faisons le test de performance pour pouvoir ensuite faire des comparaisons avec les performances que l’on aura avec de
meilleurs réglages. Il faut réaliser ce test à un moment où le système n’est pas entrain d’utiliser le périphérique et le refaire
plusieurs fois (le premier test n’est généralement pas significatif) :
# hdparm -t /dev/hda
Si votre périphérique supporte le DMA et que celui-ci n’était pas activé, alors il faut absolument le faire, vous gagnerez
énormément en performance :
# hdparm -d1 /dev/hda
Vous pouvez alors refaire le test de performance : chez moi, le débit du disque dur est multiplié par 7 !
Si votre périphérique n’est plus tout jeune et ne supporte par le DMA, alors il faut s’intéresser à l’I/O : est-il configuré en
16 bits ou en 32 bits ? Par défaut, il est toujours configuré en 16 bits par le noyau. Seuls les périphériques IDE très très
vieux ne supportent pas le mode 32 bits. Le fait de le passer de 16 à 32 bits peut améliorer les performances d’un facteur 2
environ.
Pour voir dans quel mode il est :
# hdparm -c /dev/hda
Pour le passer en mode 32 bits :
# hdparm -c1 /dev/hda
Puis refaites le test de performance pour mesurer l’amélioration.
Si votre périphérique supporte le DMA et que vous l’avez activé, cela ne fera aucune différence que l’I/O soit en 16 bits ou
en 32 bits.
Vous devez maintenant savoir quelles commandes hdparm taper pour que vos périphériques IDE soient optimisés. Si vos
périphériques IDE se mettent par défaut en DMA, vous n’avez rien à faire, et vous n’avez donc pas besoin de lire la suite.
Lancer hdparm à chaque démarrage si nécessaire
Ecrire le script
Si vos périphériques IDE ne se mettent pas par défaut dans leur configuration optimisée, il va falloir que vous écrivez un
script shell contenant les commandes nécessaires à leur optimisation et faire en sorte que ce script s’exécute à chaque
démarrage.
Le script sera appellé hdparm.sh et sera plaçé dans le répertoire /etc/init.d/ avec les droits d’exécution.
Créez le fichier /etc/init.d/hdparm.sh à partir de mon script modèle :
# cp ~/config/hdparm.sh /etc/init.d/
ou :
% wget http://www.via.ecp.fr/~alexis/formation … /hdparm.sh
# mv hdparm.sh /etc/init.d/
Personnalisez mon script modèle /etc/init.d/hdparm.sh en y mettant la liste des commandes hdparm nécessaires à
l’optimisation de tous vos périphériques IDE en ajoutant l’option -q (comme quiet) pour que la sortie standard de la
commande ne s’affiche pas à l’écran (seules les erreurs éventuelles s’afficheront) :
#! /bin/sh
# /etc/init.d/hdparm.sh
270Annexe G. Optimiser ses périphériques IDE
# Script d’optimisation des périphériques IDE avec hdparm
# Formation Debian GNU/Linux par Alexis de Lattre
# http://www.via.ecp.fr/~alexis/formation-linux/
# Plus d’informations sur hdparm dans "man hdparm".
echo -n "Optimizing IDE periphericals with hdparm:"
# DEBUT de la liste des commandes hdparm
/sbin/hdparm -q -d1 /dev/hda
/sbin/hdparm -q -d1 /dev/hdc
# FIN de la liste des commandes hdparm
echo " done."
Rajoutez les droits d’exécution sur le script :
# chmod 755 /etc/init.d/hdparm.sh
Lancer le script à chaque démarrage
Dans notre cas, on veut exécuter le script /etc/init.d/hdparm.sh à chaque démarrage. On a donc besoin d’un lien
symbolique dans le répertoire /etc/rcS.d/. Ensuite, nous voulons que le script s’exécute vers la fin de la série ; nous lui
donnerons donc le numéro d’ordre 60 par exemple. Enfin, le nom du lien doit commencer par la lettre S, même si le start
qui sera donné en argument ne sert à rien car le script ne prend pas d’arguements.
Pour créer le lien symbolique, il faut passer par le script Debian update-rc.d :
# update-rc.d hdparm.sh start 60 S .
Si vous voulez retirer le lien symbolique, il faut passer par le même script Debian :
# update-rc.d -f hdparm.sh remove
271Annexe H. Surveiller son matériel
La plupart des cartes mères ont des capteurs qui mesurent la température à l’intérieur du boitier, la température du
processeur, la vitesse du ventilateur, les différentes tensions, etc... Le projet Lm_sensors
(http://secure.netroedge.com/~lm78/) a pour but de faire marcher ces capteurs sous Linux.
Compiler les modules noyau et les outils requis
Téléchargez la dernière version des fichiers suivants depuis la page de téléchargement
(http://secure.netroedge.com/~lm78/download.html) du projet :
• lm_sensors-version.tar.gz (contient les sources des pilotes pour les puces des capteurs et les sources des outils
de lm_sensors)
• i2c-version.tar.gz (contient les sources des pilotes pour le System Management Bus, alias SMB, qui est une
implémentation spécifique du bus I2C)
Note : A l’heure où j’écris ces lignes, version = 2.7.0.
Déplacez les fichiers dans le répertoire /usr/src/. Ensuite, procédez à la compilation et à l’installation des pilotes I2C
puis de lm_sensors :
% cd /usr/src/
% tar xvzf i2c-version.tar.gz
% cd i2c-version
% make
# make install
% cd ..
% tar xvzf lm_sensors-version.tar.gz
% cd lm_sensors-version
% make
# make install
Dites au système de recalculer les dépendances entre les modules du noyau :
# /etc/init.d/modutils
Créez les devices requis grâce au script prévu pour cet usage :
# /usr/src/lm_sensors-version/prog/mkdev/mkdev.sh
Editez le fichier /etc/ld.so.conf (créez-le s’il n’existe pas déjà) et ajoutez la ligne suivante (qui est le nom du
répertoire contenant les librairies dynamiques installées à partir des sources) :
/usr/local/lib
Puis dites au système de tenir compte de ce changement :
# ldconfig
272Annexe H. Surveiller son matériel
Configurer les modules
Lm_sensors fournit un script qui doit normalement permettre une détection automatique des puces des capteurs ainsi que
du bus sur lesquelles elle sont connectées et donner les bons paramètres de configuration. Lançez le script :
# sensors-detect
Lisez bien ce qu’il affiche à l’écran et, à chaque question, adoptez le choix proposé par défaut (c’est le choix écrit en
majuscule) !
A la fin du script, il affiche deux "listings" délimités par des lignes :
#----cut here----
Le premier listing contient des commentaires ainsi que des commandes modprobe pour charger les modules. Sous Debian,
le /etc/modules contient une liste de modules que le système charge dans l’ordre au démarrage. Copiez-collez les noms
des modules à la fin du fichier /etc/modules en respectant l’ordre.
Par exemple, sur mon ordinateur, le premier listing est le suivant :
#----cut here----
# I2C adapter drivers
modprobe i2c-viapro
modprobe i2c-isa
# I2C chip drivers
modprobe adm1021
modprobe eeprom
modprobe via686a
#----cut here----
Je vais donc ajouter à la fin du fichier /etc/modules les lignes suivantes :
# I2C adapter drivers
i2c-viapro
i2c-isa
# I2C chip drivers
adm1021
eeprom
via686a
Ensuite, créez un fichier /etc/modutils/i2c contenant :
alias char-major-89 i2c-dev
Enfin, mettez à jour le fichier de configuration des modules et demandez au système de charger les modules listés dans le
fichier /etc/modules :
# update-modules
# /etc/init.d/modutils
Surveiller le matériel
Afficher les valeurs
Pour lire les valeurs des capteurs, exécutez la commande suivante :
% sensors
273Annexe H. Surveiller son matériel
Sur mon ordinateur, cela affiche :
via686a-isa-6000
Adapter: ISA adapter
Algorithm: ISA algorithm
CPU core: +1.66 V (min = +1.98 V, max = +2.49 V) ALARM
+2.5V: +0.28 V (min = +2.24 V, max = +2.74 V) ALARM
I/O: +3.32 V (min = +2.95 V, max = +3.62 V)
+5V: +4.92 V (min = +4.47 V, max = +5.49 V)
+12V: +11.57 V (min = +10.79 V, max = +13.18 V)
CPU Fan: 4821 RPM (min = 3000 RPM, div = 2)
P/S Fan: 0 RPM (min = 3000 RPM, div = 2)
SYS Temp: +30.1◦C (limit = +45◦C, hysteresis = +40◦C)
CPU Temp: +36.9◦C (limit = +60◦C, hysteresis = +55◦C)
SBr Temp: +23.3◦C (limit = +65◦C, hysteresis = +60◦C)
max1617-i2c-1-18
Adapter: SMBus Via Pro adapter at 5000
Algorithm: Non-I2C SMBus adapter
Board: +8◦C (min = +4◦C, max = +0◦C)
CPU: +0◦C (min = +8◦C, max = +60◦C)ALARM (N/A)
eeprom-i2c-1-50
Adapter: SMBus Via Pro adapter at 5000
Algorithm: Non-I2C SMBus adapter
Memory type: SDRAM DIMM SPD
Memory size (MB): 128
eeprom-i2c-1-51
Adapter: SMBus Via Pro adapter at 5000
Algorithm: Non-I2C SMBus adapter
Memory type: SDRAM DIMM SPD
Memory size (MB): 128
Cordialement
L'équipe Parisdepannage.fr
Hors ligne
#3 21-08-2008 20:29:22
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Re: Formation à Linux (7)
Perfectionner la configuration des modules
Dans mon cas, certaines informations ne me sont d’aucune utilité : seul le premier paragraphe qui contient les températures
m’intéresse. En faisant marcher mon intuition, je devine que :
• les données du premier paragraphe sont apportées par le module via686a,
• les données des deux derniers paragraphes sont apportées par eeprom,
• et par élimination les données du deuxième paragraphe sont apportées par le module adm1021.
Je vais donc commenter les lignes du fichier /etc/modules correspondant aux modules dont je n’ai pas besoin pour
qu’ils ne soient pas chargés au prochain redémarrage :
# I2C adapter drivers
i2c-viapro
i2c-isa
# I2C chip drivers
#adm1021
#eeprom
via686a
274Annexe H. Surveiller son matériel
Puis je décharge les modules à la main :
# modprobe -r adm1021 eeprom
Si je relance la commande sensors, j’obtiens alors :
% sensors
via686a-isa-6000
Adapter: ISA adapter
Algorithm: ISA algorithm
CPU core: +1.66 V (min = +1.98 V, max = +2.49 V) ALARM
+2.5V: +0.28 V (min = +2.24 V, max = +2.74 V) ALARM
I/O: +3.32 V (min = +2.95 V, max = +3.62 V)
+5V: +4.92 V (min = +4.47 V, max = +5.49 V)
+12V: +11.57 V (min = +10.79 V, max = +13.18 V)
CPU Fan: 4821 RPM (min = 3000 RPM, div = 2)
P/S Fan: 0 RPM (min = 3000 RPM, div = 2)
SYS Temp: +30.1◦C (limit = +45◦C, hysteresis = +40◦C)
CPU Temp: +36.9◦C (limit = +60◦C, hysteresis = +55◦C)
SBr Temp: +23.3◦C (limit = +65◦C, hysteresis = +60◦C)
Perfectionner la configuration des alarmes
Ensuite, pour ajuster le niveau des alarmes et le nombre d’informations affichées, il faut personnaliser le fichier de
configuration de lm_sensors /etc/sensors.conf. La première partie du fichier est constituée uniquement de
commentaires qui expliquent la syntaxe du fichier ; la deuxième partie est constituée de sections pour chaque type de puce.
Dans mon cas, la section qui m’intéresse est celle qui commence par :
chip "via686a-*"
Une fois que le fichier est personnalisé, pour qu’il tienne compte des changements dans les niveaux limites (les paramètres
set dans le fichier de configuration), il faut exécuter la commande suivante :
# sensors -s
Puis relancer la commande sensors.
Pour que la commande sensors -s s’exécute à chaque démarrage, il faut ajouter un script contenant cette commande dans le
répertoire /etc/init.d/ :
# cp ~/config/lmsensors.sh /etc/init.d/
ou :
% wget http://www.via.ecp.fr/~alexis/formation … sensors.sh
# mv lmsensors.sh /etc/init.d/
Et dire au système d’exécuter le script à chaque démarrage :
# update-rc.d lmsensors.sh start 90 S .
275Annexe I. La souris en console
Vous utilisez Linux principalement en console et vous voulez pourvoir utiliser votre souris en console ? Cela est possible
grâce au programme GPM (General Purpose Mouse interface). Ce programme permet notamment de faire du copier coller
dans la même console, ou d’une console à une autre.
Installer et configurer GPM
Commencez par fermer votre serveur graphique si vous en avez un. Ensuite, installez le package de GPM :
# apt-get install gpm
Dès l’installation, il vous propose de configurer GPM. Je vous conseille de répondre Non à la question Do you want to
change anything ? et de configurer GPM à la main par la suite.
Pour modifier la configuration de GPM, éditez son fichier de configuration /etc/gpm.conf. Les lignes non commentées
sont les suivantes :
device=/dev/psaux
responsiveness=
repeat_type=ms3
type=autops2
append=""
sample_rate=
Le paramètre device doit contenir le device correspondant à ta souris :
• /dev/psaux pour une souris sur le port PS/2 (les trackpoints et les touchpads des ordinateurs portables sont
généralement raccordés à ce port),
• /dev/input/mice pour une souris sur port USB,
• /dev/ttyS0 pour une souris sur le premier port série,
• /dev/ttyS1 pour une souris sur le second port série,
Le paramètre type définit le format des données envoyées par la souris et lu par le système à travers le device. Indiquez
comme format :
• ps2 si vous avez une souris de base,
• imps2 si vous avez une souris un peu plus perfectionnée,
• ... il existe plein d’autres formats. Pour avoir la liste complète des protocoles avec le type de souris qui les utilise, lancez
la commande gpm -t help.
Une fois que vous avez personnalisé les paramètres device et type, enregistrez le fichier et quittez votre éditeur de texte. Il
faut alors relancer GPM pour qu’il tienne compte du changement dans le fichier de configuration :
# /etc/init.d/gpm restart
Stopping mouse interface server: gpm.
Starting mouse interface server: gpm.
Si vous obtenez un curseur qui bouge... c’est gagné ! Sinon, ré-éditez le fichier de configuration, modifiez le paramètre
type, enregistrez, et relancez GPM... et ainsi de suite jusqu’à ce que ça marche !
276Annexe I. La souris en console
Utiliser GPM
Avec la souris, vous pouvez maintenant sélectionner du texte avec le bouton gauche. Pour sélectionner un mot, vous
pouvez aussi vous placer sur ce mot et double-cliquer. Un triple-clic sélectionne la ligne entière.
Vous pouvez alors coller le texte que vous avez sélectionné à l’endroit où est votre curseur avec un clic droit.
Avoir la souris en console et sous X
Vous zappez souvent entre la console et le serveur graphique et vous aimeriez utiliser la souris dans ces les deux
environnements ? Le problème est qu’on ne peut pas avoir deux programmes qui lisent depuis le device de la souris en
même temps. Voilà donc comment procéder...
Commençez par fermer votre serveur graphique. Ensuite, éditez le fichier /etc/gpm.conf et modifiez le paramètre
repeat_type. Ce paramètre définit le format des données répétées par GPM sur le device /dev/gpmdata. S’il est à raw,
GPM répète à l’identique sur ce device. Mettez donc :
repeat_type=raw
Relancez GPM pour qu’il tienne compte de ce changement :
# /etc/init.d/gpm restart
Stopping mouse interface server: gpm.
Starting mouse interface server: gpm.
Ensuite, éditez le fichier de configuration du serveur graphique /etc/X11/XF86Config-4 et modifiez la section
concernant la souris. Mettez le paramètre Device à /dev/gpmdata et le paramètre Protocol à :
• PS/2 si vous avez mis le paramètre type de GPM à ps2 ;
• ImPS/2 si vous avez mis le paramètre type de GPM à imps2.
La section concernant la souris ressemble alors à la section ci-dessous :
Section "InputDevice"
Identifier "Configured Mouse"
Driver "mouse"
Option "CorePointer"
Option "Device" "/dev/gpmdata"
Option "Protocol" "ImPS/2"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une souris 2 boutons
# Option "Emulate3Buttons" "true"
# Décommentez la ligne suivante si vous avez une roulette
# Option "ZAxisMapping" "4 5"
EndSection
Enfin, démarrez votre serveur graphique. Si tout va bien, votre souris doit maintenant fonctionner en console et sous X.
277Annexe J. LaTeX
Qu’est-ce que LaTeX ?
LaTeX (http://www.latex-project.org/) est un traitement de texte libre qui est très utilisé dans la communauté scientifique.
Il s’utilise un peu comme un langage de programmation : on commence par écrire le texte et les commandes LaTeX dans
un fichier texte, puis on compile, et enfin on visualise. Le fichier généré est au format DVI. Il est facilement convertible
vers les formats PostScript, PDF et HTML.
Installer et utiliser LaTeX
Installer les packages
Vous aurez besoin des packages suivants :
# apt-get install tetex-extra gv latex2html
Apprendre LaTeX
Il faut commencer par apprendre la syntaxe de LaTeX. Nous vous proposons quelques liens utiles :
• Le texte d’une formation VIA sur LaTeX (http://www.via.ecp.fr/~flo/2000/p … ion_LaTeX/) et un aide mémoire
(http://www.via.ecp.fr/formations/1999-0 … e-LaTeX.ps),
• Le Joli manuel pour LaTeX (http://www.ctan.org/tex-archive/info/Jo … aTeX.ps.gz),
• La FAQ LaTeX (http://www.grappa.univ-lille3.fr/FAQ-LaTeX/index.php) en français.
Ecrire le fichier source
Maintenant que vous maîtrisez la syntaxe, vous pouvez écrire les sources dans un fichier texte auquel vous donnerez
l’extension .tex. Nous vous conseillons d’utiliser gVim pour avoir la coloration syntaxique ; ça vous aidera beaucoup à
repérer les fautes de syntaxe !
Compiler
Une fois que le fichier source (par exemple rapport.tex) est écrit, il faut le compiler deux fois :
% latex rapport.tex
% latex rapport.tex
Visualiser
Le résultat de la compilation est un fichier rapport.dvi que vous pouvez visualiser avec le programme xdvi :
% xdvi rapport.dvi &
278Annexe J. LaTeX
Convertir en PostScript et visualiser
Vous pouvez ensuite le convertir au format PostScript (extension .ps) :
% dvips -o rapport.ps rapport.dvi
et le visualiser avec le programme GhostView :
% gv rapport.ps &
Convertir en PDF et visualiser
Vous pouvez également le convertir du format DVI au format PDF, à condition qu’il ait dans ses entêtes (pour avoir une
police lisible et des liens cliquables) les lignes suivantes :
\usepackage{times}
\usepackage{color}
\usepackage[ps2pdf,colorlinks=true,linkcolor=webred]{hyperref}
\definecolor{webred}{rgb}{0.5,0,0}
Vous pouvez alors faire la conversion du format DVI au format PDF :
% dvipdf rapport.dvi rapport.pdf
Visualisez le fichier PDF :
% xpdf rapport.pdf &
Convertir en HTML
Vous pouvez compiler les sources LaTeX pour avoir directement du HTML :
% latex2html -local_icons -split=3 rapport.tex
Le document au format HTML est alors disponible dans le sous-répertoire rapport/, la page contenant le titre et l’index
ayant pour nom rapport.html. L’option -split=3 dit à latex2html de changer de page HTML à chaque \section{}.
Convertir de Word à Latex
Deux petits programmes permettent de convertir un fichier Word en Latex (ou en texte brut). Chacun a son originalité :
• word2x (qui se trouve dans le package du même nom) produit un fichier LaTeX complet, prêt à être compilé. La
commande est :
% word2x -f latex fichier.doc fichier.tex
• catdoc (qui se trouve dans le package du même nom) produit le texte avec les balises LaTaX sans les entêtes. La
commande est :
% catdoc -f tex fichier.doc > fichier.tex
279Annexe J. LaTeX
Faire des schémas pour LaTeX
Dia (http://www.lysator.liu.se/~alla/dia/) est un programme qui permet de faire facilement des schémas pour LaTeX ou
pour d’autres applications. Pour l’installer :
# apt-get install dia-gnome
Figure J-1. Dia
Pour inclure des images dans un document LaTeX, il faut un fichier au format PostScript encapsulé (extension .eps).
Cette fonction est disponible avec un clic droit sur la fenêtre de travail de Dia, puis Exporter ; ou en ligne de commande :
% dia -e figure.eps figure.dia
280Annexe K. Utiliser GnomeMeeting
GnomeMeeting (http://www.gnomemeeting.org/) est l’équivalent pour Linux de NetMeeting de Microsoft. Les deux
logiciels permettent de se téléphoner ou de faire de la vidéo conférence via Internet à deux ou à plusieurs à condition de
disposer d’une bonne connexion à Internet de type ADSL. Ils suivent tous les deux la norme H323, ce qui permet d’utiliser
GnomeMeeting alors que la personne distante utilise Netmeeting !
Installer et configurer GnomeMeeting
Tout d’abord, il faut utiliser les drivers ALSA pour la carte son car ils supportent le full-duplex, alors que les drivers OSS le
supportent rarement. Reportez vous aux chapitres Configuration du noyau Linux et Compiler le noyau pour les instructions
concernant les pilotes de carte son.
Note : Je n’ai personnellement utilisé Gnomeeting qu’avec un micro, sans Webcam. Si vous voulez faire de la vidéo
conférence, il faut avoir une Webcam et avoir compilé les bons modules Video 4 Linux du noyau.
Installez le package de GnomeMeeting :
# apt-get install gnomemeeting
Lancez GnomeMeeting avec la commande du même nom.
Figure K-1. GnomeMeeting
Méthode Woody
Cliquez sur le bouton Paramètres pour configurer GnomeMeeting. Vous pouvez entrer vos nom et prénom dans la section
User Settings (ces informations seront présentées à votre interlocuteur avant qu’il décroche), et, si vous utilisez une
Webcam, réglez ce qu’il faut dans la section Device Settings. Une fois que tout est bien réglé, cliquez sur Valider.
Méthode Sid
Un assistant vous permet de configurer les principaux paramères de Gnomemeeting.
281Annexe K. Utiliser GnomeMeeting
Régler le mixer
Ensuite, réglez les volumes du mixer avec aumix : vérifiez que les canaux Vol, Pcm, Mic et IGain sont à un niveau normal.
Utiliser GnomeMeeting à deux
C’est très simple :
• en Woody, tapez l’adresse IP ou le nom DNS de l’ordinateur de votre interlocuteur dans le champ Host et cliquez sur
Connect ;
• en Sid, tapez l’adresse IP ou le nom DNS de l’ordinateur de votre interlocuteur dans la case du haut après callto:// et
cliquez sur la prise.
Par contre, si c’est votre interlocuteur qui vous appelle, vous aurez un pop-up qui vous présentera le nom de la personne
qui vous appelle et qui vous proposera de décrocher.
Figure K-2. Pop-up pour les appels entrants
Dès que votre interlocuteur décroche, la conversation peut commençer. Ajustez les volumes du mixer et de vos
hauts-parleurs pour bien entendre votre interlocuteur. Si vous êtes gênés par la détection automatique du silence (qui
permet de n’envoyer aucune données quand la personne ne parle pas), cliquez sur le petit bouton représentant l’écran d’un
oscilloscope.
Utiliser GnomeMeeting à plusieurs
La norme H323 a également prévu de pouvoir faire des conférences audio et vidéo à plusieurs. Pour cela, il faut installer un
serveur de conférences H323 et demander à vos interlocuteurs de s’y connecter et d’entrer dans la même chatroom que
vous.
Installer et lançer le serveur de conférences
Installez le package contenant le serveur
# apt-get install openmcu
Lançez le serveur :
% openmcu -n -v
Quand vous voulez arrêter le serveur, tapez q puis Entrée.
Se connecter au serveur
Une fois que le serveur est lançé, les interlocuteurs s’y connectent et doivent se retrouver dans la même chatroom (les
chatrooms se créent automatiquement sur le serveur dès que le premier interlocuteur demande à y entrer). Par exemple,
282Annexe K. Utiliser GnomeMeeting
pour se connecter au serveur dont le nom DNS est serveur.exemple.org et entrer dans la chatroom debian, il faut taper dans
le champ Host de GnomeMeeting :
debian@serveur.exemple.org
Note : Les utilisateurs qui ne précisent pas de chatroom sont mis dans la chatroom par défaut room101. Les
utilisateurs de Netmeeting ne peuvent pas préciser de chatroom.
283Annexe L. Créer des CD Debian
Si nous avons réussi à faire de vous un utilisateur Debian convaincu, vous aurez sûrement envie de répendre la foi autour
de vous en gravant des CDs Debian pour des amis ! Pour avoir l’image ISO d’un CD Debian prête à être gravée, il y a deux
méthodes :
• télécharger l’image ISO depuis un miroir qui les propose en téléchargement, mais ils sont peu nombreux et souvent
saturés ;
• utiliser le programme jigdo (http://home.in.tum.de/~atterer/jigdo/) pour créer une image ISO depuis n’importe quel
miroir Debian : jigdo télécharge depuis le miroir tous les fichiers nécessaires pour réaliser le CD et les assemble pour
créer l’image ISO.
C’est la deuxième méthode qui est expliquée ci-dessous.
Cordialement
L'équipe Parisdepannage.fr
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